De la Riviera, en long, en large et à travers

Il y a des mots comme ça, puissamment évocateurs, inusables, modernes depuis des lustres. Ils s’exportent, deviennent des noms propres, des signatures, des marques même. La RIVIERA est de ceux-là et comme elle est de saison, on se penche à son balcon, vue sur mer forcément. Un petit coup d’Encyclopédzzing ?

LA PETITE HISTOIRE

Même si elle appelle au coup de soleil, la Riviera peut exprimer la lumière voilée des côtes brittonnes, dignement célébrée par Joseph Mount sur le dernier album de Metronomy. Mais l’ENGLISH RIVIERA est née bien après la FRENCH RIVIERA : la Côte d’Azur rebaptisée par nos amis anglais, entre deux virées sur leur promenade niçoise, fin 19ème. De nos jours, on salue le MiDi Festival pour son sous-titre inspiré. Et pour remonter aux origines, on bascule au 16ème siècle et on passe la frontière italienne : la vraie Riviera est ritale, génoise même, barbotant dans le Golfe Paradiso.

RETRO-MODERNE

Tout ça ne date donc pas d’hier et comme le vintage ne cesse d’être actuel, la planète fashion n’a pas manqué de mettre les pieds dans la Riviera en « inventant » les Rivieras. Pour ceux nés après 1990, on se permet de préciser que ces espadrilles chics campaient en en version originale sur la Costa Blanca espagnole dans les fifties. Une pensée pour les trendsetters un peu aventureux qui les trouvaient déjà, avant le revival de cet été, chez le papy chausseur de leur quartier.

EARLY YEARS

Comme papy justement (ou papa, pour les plus anciens d’entre nous) était un jeune dans le vent, il ne nous a pas attendus pour décliner la Riviera. De son temps, il écoutait du bebop et du boogaloo dessus (radio Blaupunkt Riviera 1958) et filait avaler la corniche à son volant (Buick Riviera, féroce coupé de 1963).


Il se réjouissait du progrès en découvrant que son rhodendron s’abreuvait tout seul dans – je vous le donne en mille – un  bac Riviera, inventé en 1957 par un dentiste toulonnais à la retraite ! Du coup, il fêtait ça en shakant un cocktail Riviera : 3 cl liqueur d’orange, 3 cl de gin, 1 zeste de mandarine. Et si jamais papy s’appelait Eddie Barclay, il créait en 1967 le label Riviera sur lequel Marcel Zanini ne s’arrêtait plus de demander « Tu veux ou tu veux pas ? ».

REFERENCE

Pour parcourir définitivement le versant doré de cette Riviera, on recommande l’ouvrage « Riviera Cocktail » d’Edward Quinn, photographe irlandais devenu niçois dans les années 50, celles du glamour insouciant, du festival de Cannes à l’époque du Palais Croisette, de Brando et Baselitz, Picasso et Onassis.

Audrey Hepburn & Mel Ferrer 1956 © Edward Quinn

Un livre, un film ? « Riviera Cocktail » coproduit par ARTE France :

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~ par Val Marquet a.k.a Alcaline le 28 juillet 2011.

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