Bettina Rheims, Ainsi soit-elle !

Du 23 avril au 1er mai, FABRIK 89, la galerie d’art et fabrique de design de Marseille, est bénie. Une collection privée de 13 photographies qui composent « I.N.R.I. », oeuvre majeure et tant controversée de BETTINA RHEIMS réalisée en 1997 avec Serge Bramly, s’ouvre à une vente publique exclusive.

Et, petit miracle pour les amateurs de photographie, l’exposition intègre à la vente une image rare et moins connue : le tirage à taille humaine de Valérie 1, extrait de la série « Les Espionnes », hommage sobre et sublime aux transsexuels (1991).

Les fervents adorateurs et nouveaux disciples du travail de Bettina Rheims ont donc une semaine pour (re)voir ou même s’offrir une pièce de cette oeuvre icônique : 7 jours pour emporter un morceau de la Création, revisitée par une des photographes les plus libres qui soient. La vente se fait directement par la galerie : 89 rue Sainte, mardi au samedi de 14h30 à 19h30 et le matin sur RDV: lafabrik89@gmail.com

Cet événement un peu exceptionnel à Marseille donne envie de prolonger le plaisir en sautant dans un TGV pour découvrir à Paris la 4ème et nouvelle réalisation du tandem Rheims/Bramly. Avec cet ancien compagnon de vie, complice artistique de toujours, elle narre une histoire folle, épopée baroque, dadaiste : « Rose, C’est la vie », titre clin d’oeil a l’alter ego Rrose Selavy de Duchamp. C’est une exposition à la galerie Mansart de la BNF jusqu’au 11 juillet. Un ouvrage aussi, réunissant les 32 images de l’expo et le texte de cette errance surréaliste dans la ville, à la recherche d’une soeur perdue. C’est un film enfin, « Rose, C’est Paris », ovni néo-expressionniste récemment diffusé sur Arte que quelques esthètes insomniaques on pu voir.

Cette actualité nous rappelle combien depuis presque 30 ans, Bettina Rheims n’a cessé de mettre à nu les idendités, toutes : transgenres avec « Les Espionnes », indécises, androgynes dans « Modern Lovers » en 89, naissantes chez les adolescentes de « X’mas » en 2000. L’ancienne mannequin réussit à montrer le trouble dans le regard d’un modèle tout autant que dans le corps exposé, qu’il soit extrêmement mis en scène ou encore épuré, brut, à la fois pudique et cru (« Female trouble » 81, « Chambre close » 91, « Just Like a woman » 2008).

« J’aime la chair, je suis une photographe de la peau » avoue celle qui a même réussi à faire taire les bien-(peu)-pensants, en ayant été choisie par le Président Chirac pour son portrait officiel !

~ par Val Marquet a.k.a Alcaline sur 19 avril 2010.

Une Réponse to “Bettina Rheims, Ainsi soit-elle !”

  1. Quand on a la chance de découvrir de tels clichés on ne manque pas ce rendez-vous ! chutmonsecret y sera pour le plus grand plaisir des yeux …

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