Future was now

Art cybernétique, sculptures sonores, lumineuses, installations monumentales, art optique, interactivité… L’univers plastique auquel le Festival SECONDE NATURE rend hommage, en parallèle de la programmation musicale de même (haute) tenue, ne date parfois pas d’hier. Plutôt d’avant-hier, un demi-siècle pour être précis.

A cette époque, maintenant c’était demain, surtout vu par le prisme de l’artiste multiprotéiforme Nicolas SCHÖFFER dont on découvre l’oeuvre Chronos 10 à la Fondation Vasarely d’Aix en Provence les 11 et 12 juin (http://www.secondenature.org/-Festival-.html)

Cet inventeur et visionnaire éclairé (illuminé pour les crétins) imaginait la ville du futur : celle où science et art convoleraient main dans la main, où l’architecture défierait les lois de la gravité et jouerait avec nos sens. Ses oeuvres monumentales, parmi des centaines d’autres créations ascendantes, en sont la plus délirante illustration.

Ce que nous avons envie d’appeler le babel-land-art de SCHÖFFER démarre dès 1950 à l’invitation du groupe Espace qui installe sa première sculpture géante, la Tour spaciodynamique, 25 mètres de haut, à Biot. Jusqu’en 1990, à la veille de sa disparition, l’artiste ne cesse d’ériger ses géants mi-robots mi-mobiles, à plateau ou miroirs tournants… Enfin,quand la sécurité routière ne s’en mêle pas ! En 1988, Lux 16, dite la Tour de l’Ain sur l’autoroute Paris-Genève est interdite de mouvements : la consommation d’art prohibée au volant ?

C’est en 1980 que Chronos 10 domine le quai Saint Bernard à Paris du haut de ses 10 mètres. Elle n’y reste pas longtemps, vandalisée par deux fois puis enlevée par les autorités, les bras baissés. Reculerait-on en avançant dans le temps ?

En tous cas, l’ère moderne l’était pour de bon quand même les patrons de night-clubs faisaient appel aux plasticiens pour décorer, voire penser tout le dispositif son et lumière du lieu : en 1966, la nuit tropézienne se psychédélise au VOOM VOOM baptisé Le Palais des mirages du loisir où des mobiles de métal et de miroir sont mus par un cerveau électronique. Rien de tel pour accompagner le jerk futuriste de Pierre HENRY, avec qui Nicolas SCHÖFFER a bien évidemment travaillé.

En attendant de flirter avec les sommets de SCHÖFFER à Aix, voici une autre invitation Back to the future : les actualités françaises de 1959 applaudissent l’entrée de CYSPE, le robot cybernétique, au Musée d’Art Moderne de Paris. Cliquez sur le document de l’INA. Bon voyage.

retrouver ce média sur www.ina.fr

~ par Val Marquet a.k.a Alcaline sur 8 juin 2010.

Une Réponse to “Future was now”

  1. Vingtième siécle,siécle ou le mot « technologie du futur » faisait rêver..on revait fort d’un futur ou la science allait soulager l’homme des contraintes du monde.Putain on a bien tripé « art/tech ça c’est sur,on c’est fait « plaiz » dans tout les domaines créatif.Aujourd’hui c’est moins drôle,l’occident a perdu ça naïveté confronté a ça réalité (va falloir rembourser les mecs!)..la science fiction n’existe plus, puisqu’on y est, et en guise de liberté gagné…on a tous un fil a la patte!
    t’inkiète comme l’histoire du monde ce répète..on efface tout et on recommence. F2L

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