Un piège à filles

Parfois ça arrive, une connivence s’instille sur le dance-floor entre hormones femelles. On essaie de préserver son objectivité vierge, mais ce 12 décembre, Nicolas JAAR joue une musique électronique avec des phéromones dedans. Même si les avis plus neutres (la critique qui ne se laisse par séduire facilement) concordent pour dire le talent du jeune homme, sa finesse de composition, sa matûrité musicale, nous, filles, ne sommes pas dupes : oui, il y a bien « ce truc en plus » qui nous a fait vibrer telles de stupides oies de nuits blanches. Assumons.

Pour cette soirée concoctée par Biomix et Bienvenue Au Club, l’atmosphère distillée par le live du New Yorkais Chilien nous projetait presque des années en arrière, outdoor et en été, sur la pelouse du feu Festival Aquaplaning, si, si : l’apesanteur de cette house minimaliste, subrepticement chaloupée d’accents latino-américains et saupoudrée d’un organe suave à souhait, aurait très bien pu précéder ou suivre les mémorables prestations scéniques d’un Isolée, de Mathias Aguayo période Closer Musik, voire de Metro Area grande époque. « Pas Ce soir, j’ai la migraine » : sous cet intitulé antagoniste, ce dimanche soir est apparu, au contraire, comme un déclencheur de libido. On remet ça ?

photographie © Clémentine Crochet

Love Teacher – Nicolas JAAR (2009 / Circus Company)

photographie © Clémentine Crochet

Mi Mujer – Nicolas JAAR (2010 / Wolf + Lamb)

~ par Val Marquet a.k.a Alcaline sur 16 décembre 2010.

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