Hyperactive

En écoutant le nouvel album d’Arnaud Rebotini dont l’approche des claviers mérite encore – après le martial et nécessaire « Music Components »- chapeau bas, on se prend étrangement à penser à d’autres maniaques des keyboards. Et pas forcément des plus jeunes ni de la même lignée musicale. Alors, on pioche parmi quelques disques fétiches, toujours à portée de main. Et l’envie de parler de Thomas Dolby apparait comme une évidence. Thomas qui ?


Pour vous la faire à la Gonzo style (ce qui n’est pas coutume chez Dzzing, mais pourquoi pas), l’histoire commence avec un album maudit : THE FLAT EARTH, perdu ou volé par trois fois, entre 1984 (date de sortie) et 1994 (date de retrouvailles avec le vinyle).

A l’époque, on possède l’album en K7 et on auto-reverse en boucle « I Scare myself », un track de filles et d’été sur lequel on revient à jamais, même si on reconnaît que le titre « Hyperactive » pète bien aussi, pour ceux qui n’ont pas d’allergie aux slaps de basse jazz funk…

Une fois qu’on a mordu au son du garçon, on achète son disque suivant les yeux fermés (enfin pas vraiment fermés, vu le bel artwork fait maison sous le nom Lost Toy People ) : ALIENS ATE MY BUICK paru en 1988. La part soul funk du clavieriste transpire vraiment ici, dépassant les heures new wave. A retenir ? Sa cover synthétique mais pas moins moite, du « Hot Sauce » de Georges Clinton avec qui il échange par ailleurs pas mal de Ooh yeah (production, featuring, etc).

Pendant ce temps, on constate que cet hyperactif n’a pas peur de rester anonyme. En lisant le verso des sleeves de nos vieux albums de Prefab Sprout, on découvre le Thomas Dolby producteur : non seulement sur le légendaire STEVE MC QUEEN de 1985 mais aussi FROM LANGLEY PARK TO MEMPHIS en 1988. A se repasser, pour un« King of rock’n’roll » fantasmé synthé-pop:

Du coup, on se balade dans le rétroviseur et on s’aperçoit qu’il a même bossé avec Lene Lovitch dès 1981 :

Et même si on oublie peu à peu Thomas Dolby et ses errances trop éloignées de nos cercles sensitifs, il ressurgit en 2003 en invitant quelques bons producteurs de musiques électroniques à revisiter un de ses tous premiers titres : « One of our submarines » dont la version d’Akufen ici présente n’a rien à envier à celle de Ricardo Villalobos.

Pour finir (parce qu’on est déjà trop volubile), on laissera libre à qui veut, d’aller fouiner, aimer, détester ce que fait notre homme aujourd’hui. On se quittera juste sur un live récent : une version moderne, forcément sur le fil, de « The Flat earth ».

~ par Val Marquet a.k.a Alcaline sur 1 juin 2011.

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