Music sounds better with Marcus

Etre britannique et s’appeler Marr, ça fait déjà deux bons augures. Alors même si ce Marr là n’a aucun lien de parenté avec le Johnny de The Smith et joue dans une toute autre catégorie, il présente un atout similaire : un son rien qu’à lui. Identifiable, donc remarquable dans l’océan des productions électroniques à ascendance discoïde. MARCUS MARR est Londonien, producteur et DJ invité du Passe-Temps, Marseille, samedi 5 novembre 2011.

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Visuels © Computer Juice

Même si on ne lui connaît que trois sorties à ce jour (une production sur son label New Finger et les remix pour Bottin/Tinpong sur Nang records et Shit Robot sur DFA), on peut subir une sévère accoutumance à ses sonorités particulières. Un de ces trucs qui agissent en souterrain, l’air de rien, ralentissent le tempo, l’érotisent, le lancinent, quand d’autres forcent sur le décolleté. Pour illustrer le propos, il suffit d’écouter la « that side » de son 12″ : Pleasure Moon feat. Helena Ward.

Et pour mieux pénétrer l’univers auditif de Marcus Marr, on s’est permis de l’interroger en dix sons, question d’en dire plus sur sa musique, sans besoin de parler musique.

Dzzing : Un son qui te rappelle ton enfance ?

Marcus Marr : le chant des oiseaux

D :  qui t’apaise ?

MM : le thé qu’on verse dans une tasse

D: qui te rend heureux ?

MM : le moteur de ma vieille voiture, capricieuse !

D :  qui t’aide à te concentrer ?

MM : les trains qui passent devant mon appartement

D :  qui te donne des frissons… de peur ?

MM : les bébés renards qui braillent, que j’entends aussi de mon appartement. Ils gambadent le long de la voie ferrée. Des sons étranges.

D : …. et de plaisir ?

MM : les feux d’artifice ! Surtout le bruit de la fusée qui va vraiment haut dans les airs, juste le moment de sa montée avant qu’elle n’explose. Cette année, je vais manquer le feu du 5 novembre au Royaume-Uni, mais je jouerai à Marseille donc je suis heureux.

D : un son qui te met en colère ?

MM : quand j’ai oublié d’éteindre mon téléphone en pleine session d’enregistrement !

D :  qui te rend triste ?

MM : les corbeaux qui croassent

D :  qui te réveille ?

MM : le gargouillis de la cafetière

D : qui te transporte ailleurs ?

MM : taper dans les mains dans une grande cage d’escalier et entendre l’écho s’estomper lentement. Ou siffler dans un puits profond.

Sachant tout ça sur Marcus Marr, sa version du New Religion de Bottin/Tinpong prend encore une nouvelle dimension.

~ par Val Marquet a.k.a Alcaline sur 28 octobre 2011.

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